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Patrimoine

 

En raison de la destruction de la quasi-totalité de la ville durant l'été 1944, ne subsiste à Argences que peu de patrimoine ancien. Des lieux sont néanmoins incontournables que vous soyez Argençais ou visiteur d'un jour ... 

 

 

Le Moulin de la Porte

 

  •  Le Moulin de la Porte est le plus ancien et le mieux conservé des moulins actionnés par la Muance, affluent de la Dives, depuis prés d'un millénaire.
  •  Situé Rue du Moulin, il est la propriété de la ville d’Agences depuis 1999. L'Association des Amis du Moulin de la Porte d’Argences (AAMPA) s'occupe de sa gestion, de sa restauration et y propose régulièrement des manifestations.
  •  Le Moulin de la Porte fut créé par l'abbaye de Fécamp, au XIème siècle pour moudre le blé en relation avec un four à main, les halles et le marché hebdomadaire du jeudi autorisé en 1025 par le duc Richard II. Moulin banal, il fut racheté après la Révolution et considérablement développé, trois roues l'équipèrent. Aujourd'hui, la roue en chêne vert tourne dans le vide pour le plaisir des promeneurs.

L'actualité du Moulin

 

  • Le Moulin de la Porte ouvre ses portes aux flaneurs et aux visiteurs lors des Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins le troisième week-end de mois de juin et lors des Journées Européennes du Patrimoine le troisième week-en du mois de septembre.
  • Lors de ces deux week-end, le Moulin de la Porte produit, à l'aide de ses bénévoles, sa farine de blé bio (en vente !).

 

 

L'église Saint-Jean

 

  • L'église Saint-Jean est située Rue du Moulin. Il n’en subsiste que le mur de l'abside. Le clocher fut en effet dynamité par les Allemands le 20 juillet 1944. Le reste du bâtiment a été détruit par les bombardements de juillet et août 1944.
  • Au XIIIème siècle, l'église Saint-Jean était un ancien pieuré occupé par une dizaine de moines.
  • En 1736, elle fut réédifiée par l'Abbaye de Fécamp. Cette Eglise, qui ne recevait pas de dîmes, contrairement à Saint-Patrice, était le seul lieu de culte après la révolution. Son presbytère devient, à cette époque, la première Mairie, apellée "maison commune" et sera dorénavant le lieu des réunions municipales.
  • Puis en mars 1794, lors de la période dite de la Terreur, l'église Saint-Jean est transformée en lieu de culte de la Raison. Comme sa consoeur Saint-Patrice, c'est un lieu où les informations en tout genre y étaient pronées pendant la messe. La grosse cloche faisait office de convocation aux assemblées.
  • Dans les années 1960, une nouvelle église est reconstruite. Elle est édifiée Place du Général Leclerc : c'est l'église Saint-Jean Baptiste. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le square Docteur Paul Derrien

 

  • Au 34 de la rue Maréchal Joffre, se trouve un square où se dresse le buste du docteur Paul DERRIEN à l’endroit exact où se tenait sa maison.

 

  • Paul Derrien s’installe à Argences après la 1ère guerre mondiale. Il vit alors avec son assistante, Andrée Vayssier, dans la magnifique villa « Les Platanes ». En 1939, il est mobilisé comme médecin-major. Gaulliste, il ne cache pas ses sentiments anti-allemands et son aversion envers le régime pétainiste. Il arbore une croix de Lorraine sur son veston.
  • À la fin de l’année 1940, il intègre le réseau « Hector », 1ère organisation de résistance à naître dans le Calvados, fondée par Robert Guédon et André Michel. À l’automne 1941, le réseau est démantelé : R. Guédon quitte la France et A. Michel est fusillé à Caen. Paul Derrien noue alors contact avec Roland Spitzer de Mondeville et Jacques Springinsfeld de Saint-Pierre-sur-Dives. Ils intègrent le CDLR (Ceux de la Résistance). En avril 1942, la voie ferrée est sabotée à Airan. Un train de permissionnaires de la Wehrmacht déraille. Le Docteur Derrien soigne les blessés allemands. Il est soupçonné d’avoir organisé l’accident. On ne sait pas à ce jour s’il avait connaissance du déraillement ou s’il y a participé d’une quelconque manière. 
  • Le vendredi 2 juin 1944, au petit matin, le Docteur Derrien est arrêté par la Gestapo. Il est fusillé à la prison de Caen le 6 juin 1944.
  • La villa « Les Platanes » est pillée après son arrestation. Les allemands craignant une avancée rapide des alliés à Caen, ils décident d’installer la Gestapo à Argences dans la maison du Dr Derrien. La demeure d’un résistant va donc être le théâtre, pendant plusieurs semaines, des dernières tortures nazies.
  • Dans l’optique de ne pas laisser de traces, la maison du Dr Derrien est dynamitée par les allemands avant leur départ à la fin du mois de juillet 1944

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lavoir 

 

  • Situé à l’entrée de la rue de la Morte eau, le lavoir marque la fin du passage de la Muance en centre bourg.